L'Union Européenne (UE) est en train de vivre un tournant important de son histoire.
Phare de l'humanisme, l'Europe vit actuellement un profond divorce d'avec sa tradition d'accueil héritée des anciens, grecs et latins.
Sous la double exigence de lutter contre l'immigration menaçante et contre le terrorisme islamiste, l'Europe se ferme au monde et lève ses ponts-levis.
Nos démocraties renoncent ainsi à ce qui a fondé leur tradition au nom d'une politique européenne pleines de promesses, qui se révèle être un vaste subterfuge.
Annoncée par le Traité d'Amsterdam et confirmé par le Conseil européen de Tampere en 1999, l'Union Européenne a décidé de mettre en œuvre une politique d'asile et d'immigration commune sous la férule d'une Commission européenne toujours à l'affût.
Le résultat de cette politique est catastrophique : règles minimales de protection, procédures lourdes et sans garanties supplémentaires, mise en place de camps de traitement hors de l'Union européenne, externalisation du traitement de la demande d'asile…
La mise en oeuvre de cette politique européenne s'est traduite directement par un abaissement de la protection des demandeurs dans plusieurs pays à la législation plus généreuse.
L'Europe devient alors l'outil du renoncement, l'instrument de la trahison de la grande promesse démocratie européenne.
Comment pourrait-on l'accepter ?